L’information a été confirmée par le parquet d’Avignon ce samedi 8 août. Il a également été mis en examen pour “détention illégale d’armes de catégorie B et C”, selon les précisions de Jean-François Mayet, procureur de la République adjoint.
Lors de l’intervention des gendarmes, appelés en urgence par une connaissance inquiète de l’absence de la victime, celle-ci présentait “de nombreuses blessures au niveau du crâne”, certaines suggérant l’utilisation d’un “objet tranchant”.
L’homme a été interpellé dans la soirée même, sur les lieux du crime, alors qu’il se trouvait chez lui en présence des deux enfants du couple.
Un passé violent
Les faits ne sont malheureusement pas isolés : en juin 2026, lors de la séparation du couple, l’homme avait déjà été placé en garde à vue pour des violences envers son ex-compagne. Placé sous contrôle judiciaire, il devait comparaître en novembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Carpentras pour ces faits.
Pourtant, depuis juin, la victime bénéficiait de “mesures de protection renforcées”, notamment un “téléphone grave danger” remis fin juin par le parquet de Carpentras, ainsi qu’une “ordonnance de protection” délivrée par le juge aux affaires familiales. “Aucun autre fait de violence n’avait été signalé ou dénoncé par la victime depuis les événements de juin”, a souligné le parquet.
Des enfants placés en urgence
Les deux enfants du couple, originaires de Tchéquie, ont été pris en charge par le centre hospitalier d’Avignon avant d’être placés sous la responsabilité de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Compte tenu de la gravité des faits, classés comme un meurtre, l’enquête a été transférée du parquet de Carpentras à celui d’Avignon, qui la centralise désormais sous la supervision d’un juge d’instruction. Les investigations se poursuivent.
Au 11 août 2026, 58 féminicides ont été recensés en France depuis le début de l’année, selon le Collectif Féminicides France

