Propos tenus par Alban Pano

Avant d’ajouter :

Ces propos s’inscrivent dans une conversation déjà marquée par des commentaires racistes d’autres internautes, selon les observateurs.
Réactions indignées
La France Insoumise (LFI) de la Drôme et ses élus locaux réagissent avec virulence.
Les propos d’Alban Pano sont qualifiés dans un communiqué de presse de « haineux », « négrophobes » et « anti-démocratiques », rappelant que le racisme est illégal en France.
LFI Drôme souligne que « Bally Bagayoko, comme tout élu, a le droit de dialoguer avec d’autres maires, quelle que soit leur orientation politique. »
Un soutien sans réserve à Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, et à la maire de Mirabel-et-Blacons, saluée pour son ouverture démocratique.
Mallorie Ferrand, élue LFI de Chabeuil, exprime sur les réseaux sociaux sa « consternation » face à ces propos, rappelant que :
« Comme lui, Bally Bagayoko est maire et élu de la République. Nous vivons dans une démocratie fondée sur le pluralisme. Ces attaques révèlent le vrai visage d’une droite qui a renoncé à ses valeurs républicaines pour sombrer dans la rhétorique d’extrême droite. »
Jimmy Levacher, élu LFI de Valence, renchérit :
« Les “Républicains” ne le sont plus depuis longtemps… » « Dans quel cadre Monsieur Pano se permettrait-il de « montrer à un élu comment partir à grande vitesse » appelant « Monsieur Pano à s’expliquer sur ses propos et clarifier ses intentions. En République, le débat doit rester respectueux et constructif. «
Contexte politique et enjeux
Cette polémique survient dans un climat politique tendu, où les échanges entre élus de bords opposés deviennent rares. La visite de Bally Bagayoko à Mirabel-et-Blacons était présentée comme un exemple de dialogue républicain, une pratique courante mais aujourd’hui remise en cause par certains élus de droite.
Pour LFI, les propos de d’Alban Pano illustrent :
– Le rejet du débat démocratique par une partie de la droite locale.
– La normalisation de discours racistes sous couvert de critique politique.
– L’urgence de défendre les valeurs républicaines, notamment le pluralisme et le respect entre élus.
L’affaire dépasse le cadre d’un simple dérapage verbal. Elle révèle les fractures idéologiques au sein des institutions locales et pose une question essentielle :
Jusqu’où la droite peut-elle s’éloigner des principes républicains avant de basculer dans l’extrémisme ?
Aucune réaction de LR Drôme, d’Alban Pano ou de Nicolas Daragon (LR), président de l’association des Maires de la Drôme à l’heure où nous écrivons ces lignes.
