9,8 millions de pauvres en France : un record depuis 30 ans
L’INSEE vient de publier son traditionnel rapport sur la pauvreté en France. Un rapport qui en dit long sur les conséquences de la gouvernance d’Emmanuel Macron et plus largement celles des politiques libérales appliquées en France depuis 30 ans.
En 2024, 15,4 % des Français vivent sous le seuil de pauvreté monétaire, soit 9,8 millions de personnes, un chiffre qui frôle le record historique. Si on y ajoute les territoires ultramarins, ce taux explose. Pire : 13,5 % de la population est en situation de privation matérielle, incapable de se chauffer, s’habiller décemment ou même de se soigner. Une réalité qui touche particulièrement les chômeurs (36,1 % de pauvres), les familles monoparentales (34 %) et les enfants (22,4 %). Sans oublier les 8,5 % de travailleurs pauvres, preuve que le travail ne protège plus de la misère.
Un bilan accablant sous Macron
Depuis 2017, 1,2 million de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté. Pourtant, c’est aussi l’ère des dividendes records et de la concentration des richesses : l’indice de Gini, qui mesure les inégalités, n’a jamais été aussi élevé depuis 2011. Les 1 % les plus riches captent une part toujours plus grande du gâteau, tandis que le reste de la population trinque.
Des politiques libérales qui creusent les écarts
Comment en est-on arrivé là ? Sous l’effet des réformes libérales : suppression de l’ISF, baisse des allocations logement, flexibilisation du marché du travail. Les plus fragiles paient le prix fort. Les chômeurs, sacrifiés sur l’autel de la compétitivité, et les familles monoparentales, souvent dirigées par des femmes, sont les premières victimes. Pendant ce temps, les ultra-riches bénéficient de cadeaux fiscaux en cascade.
Réaction d’Eric Coquerel (La France insoumise)
Le député LFI ne mâche pas ses mots : “Rien n’a ruisselé, la pauvreté a explosé. Macron a été le président des (ultra) riches”. Et les chiffres le confirment. Les crises à répétition , sanitaire, inflationniste, sociale, n’ont fait qu’aggraver la situation. Et tout cela avec des perspectives encore plus sombres pour la suite.
Face à ce constat, une question s’impose : faut-il continuer sur cette voie ? Alors que la France se classe 17ᵉ pays européen en termes de pauvreté (devant l’Italie ou l’Espagne), le modèle libéral a-t-il encore un avenir ? Une chose est sûre : le changement ne peut plus attendre.
Les élections présidentielles de 2027 seront l’occasion de tourner la page de cette politique qui nuit à la majorité des Français et permettront, espérons-le, de donner de nouvelles perspectives.

Source INSEE : L’essentiel sur… la pauvreté
