L’épisode caniculaire qui frappe actuellement la région Auvergne-Rhône-Alpes révèle une fois de plus les inégalités territoriales au sein de Valence Romans Agglomération. Dans un communiqué de presse, les élus de la Gauche Écologiste et Populaire / LFI, annoncent que près de 1 600 logements sont classés comme “passoires thermiques” sur l’agglomération, dont une part importante à Valence transformant les habitations en véritables bouilloires et exposant leurs occupants à des risques sanitaires graves.
Ces situations, disent-ils, « indignes en 2026 », exposent leurs occupants à des dangers pour leur santé, sans qu’aucune mesure d’urgence n’ait été prise pour les protéger ou contraindre les bailleurs à agir, malgré les alertes répétées.
Des logements indignes et dangereux
Les logements concernés, dont le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est inférieur à D, représentent près de 30 % du parc immobilier. Ces habitations, souvent mal isolées, deviennent des pièges à chaleur, mettant en danger la santé de leurs occupants, notamment des ménages précaires qui n’ont pas les moyens de se doter de solutions de rafraîchissement.
Trois demandes urgentes adressées à Nicolas Daragon
Face à cette crise, les élus de gauche appellent Nicolas Daragon, Maire de Valence et Président de Valence Romans Agglomération, à agir sans délai. Les élus formulent trois revendications précises :
- Signaler au Préfet l’ensemble des passoires thermiques de l’agglomération, afin que les locataires puissent suspendre leur loyer pendant les épisodes de canicule, comme le permet la loi en cas de danger pour la santé.
- Revoir à la hausse les objectifs du Programme Local de l’Habitat (PLH) et accélérer leur mise en œuvre, avec des sanctions contre les bailleurs récalcitrants qui refusent d’engager des travaux de rénovation.
- Créer un fonds d’urgence canicule pour aider les ménages précaires à payer leurs factures d’électricité et à s’équiper de solutions de rafraîchissement (ventilateurs, stores, etc.).
Les élus rappellent que Valence Romans Agglomération dispose des moyens financiers nécessaires pour agir. Pourtant, lors du dernier conseil communautaire, aucune mesure forte n’a été adoptée pour répondre à cette urgence. La GEP/LFI demande que la rénovation thermique des logements devienne une priorité, avec des moyens humains et financiers à la hauteur de l’enjeu.
Pour la GEP/LFI, l’heure n’est plus aux promesses, mais aux actes. Les élus appellent à une action immédiate pour éviter que des vies ne soient mises en danger cet été.

Bravo pour cette demande indispensable !