Valence, France — Alors que les températures estivales s’installent précocement et que les épisodes caniculaires se multiplient, l’accès à des espaces de rafraîchissement devient une nécessité pour les populations les plus vulnérables. Pourtant, la ville de Valence a décidé de limiter drastiquement les horaires d’ouverture de la piscine Jean Pommier, la seule infrastructure publique financièrement accessible pour de nombreux habitants. Une mesure qui prive les Valentinois — et en particulier les enfants — d’un lieu de loisirs et de répit face aux températures extrêmes, aux heures où ils en auraient le plus besoin.
Des horaires incompatibles avec les pics de chaleur
À partir du 5 juillet 2026, la piscine Jean Pommier ne sera ouverte que de 7h à 14h du mardi au dimanche, et uniquement pour le bassin sportif. Une décision qui laisse les habitants sans solution pendant les heures les plus chaudes de la journée, généralement comprises entre 14h et 18h.
Pour la Gauche Écologiste et Populaire (GEP / LFI) de Valence, cette restriction est incompréhensible et contraire aux besoins des Valentinois. Dans un communiqué publié ce 18 juin 2026, le groupe rappelle que la Constitution française, dans son onzième alinéa du Préambule de 1946, garantit à tous — et notamment aux enfants — le repos et les loisirs. Pourtant, ces horaires réduits semblent ignorer cette obligation républicaine, ainsi que les recommandations sanitaires en période de canicule.
« Alors que les épisodes caniculaires s’intensifient et surviennent plus tôt dans l’année, comment justifier une fermeture des bassins aux heures où les Valentinois ont le plus besoin de se rafraîchir ? », s’interroge la GEP.
Une alternative inaccessible : l’Epervière à 10,90 € l’entrée
La piscine Jean Pommier reste, à ce jour, la dernière infrastructure publique financièrement accessible pour de nombreux habitants. L’alternative proposée, le centre aqualudique de l’Epervière, affiche un tarif de 10,90 € l’entrée en haute saison — un prix prohibitif pour une partie de la population, notamment les familles modestes et les jeunes.
Pour la GEP, cette situation crée une inégalité criante : pourquoi restreindre l’accès à une infrastructure financée par les habitants au moment où ils en ont le plus besoin ? Alors que les températures pourraient dépasser 35°C dans les jours à venir, une telle mesure apparaît comme un recul social et sanitaire.
Une proposition concrète : un plan de baignade dans le parc Jean Perdrix
Plutôt que de réduire l’offre existante, la Gauche Écologiste et Populaire de Valence propose une solution durable et accessible : l’aménagement d’un plan de baignade en plein air dans le parc Jean Perdrix. Ce projet, gratuit et ouvert à toutes et tous, permettrait aux Valentinois de bénéficier d’un espace de rafraîchissement de proximité, adapté aux dérèglements climatiques actuels.
Pour concrétiser cette idée, le groupe demande le lancement d’une étude de faisabilité afin d’évaluer les conditions techniques, sanitaires et financières de ce projet. Une telle démarche permettrait d’envisager une solution pérenne, en phase avec les besoins de demain.
« Plutôt que de subir les canicules, il est temps d’agir pour garantir à chacun un droit fondamental : celui de se protéger de la chaleur », déclare Malika Kara Laouar, membre de la GEP/LFI.
Une urgence : rouvrir les bassins aux heures critiques
En attendant, la GEP/LFI (Gauche Écologiste et Populaire/La France Insoumise) exige que la piscine Jean Pommier prolonge ses horaires d’ouverture en soirée, lorsque les températures restent élevées. L’objectif ? Préserver un accès minimal à un point de rafraîchissement pour le plus grand nombre, conformément aux attentes des habitants et aux besoins sanitaires.
Les membres du groupe, Malika Kara Laouar, Jimmy Levacher et Stéphane Magnin, rappellent que cette crise révèle un manque d’anticipation des collectivités face au changement climatique. Les épisodes caniculaires ne sont plus des exceptions, mais une nouvelle norme — et les infrastructures publiques doivent s’adapter en conséquence.
La balle est désormais dans le camp des autorités locales. La GEP/LFI appelle à un dialogue urgent pour trouver des solutions, qu’elles soient temporaires ou structurelles. Une chose est sûre : dans une ville où les températures pourraient dépasser 35°C dès juillet, l’accès à l’eau et au rafraîchissement ne doit plus être un privilège, mais un droit.
